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Samedi 19 novembre 2005 6 19 /11 /Nov /2005 22:21

Depuis son grand retour dans L’empreinte de la mort, Van Damme est trés occupé, et pas qu’un peu ! Plein de projets, donc beaucoup de rumeurs. Les voici : 

 

D’abord, le prochain Van Damme est actuellement en post-production depuis la fin du tournage au mois de juillet. Avec  un budget de 30 millions de dollars, Second In Command pourrait marquer le grand retour de Van Damme sur le terrain de l’action. Date de sortie :  le 14 mars 2006 en Belgique pour le moment. Dans ce film de Simon Fellows, Van Damme devient un soldat rattaché à l'ambassade américaine d'un petit pays d'Europe de l'est. Et lors d'un coup d'état, le président se réfugie dans cette ambassade, alors prise d'assaut par les insurgés. Second in Command est le plus gros film de l'acteur depuis Piège à Hong Kong.

 

Et voilà que la rumeur n’était pas fondée ! Wesley Snipes et Jean-Claude Van Damme ne s’affronteront pas dans le film The Hard Corps, dont le tournage débute dans quelques jours. Et malheureusement, le partenaire de Van Damme dans le nouveau film de Sheldon Lettich, sera DMX, rappeur acteur déjà vu dans En sursis. A leurs côtés, on retrouvera également Vivica Fox (Kill Bill, là, c’est pas mal) et Raz Adoti (Doom). Le film sera très porté sur le rap. 

 

En outre, alors que Kumite est renvoyé aux calanques grecques que Van Damme devait réaliser, il vient de donner son accord pour une séquelle à Bloodsport. Cette nouvelle histoire ne prendrait pas en compte les trois suites avec Daniel Bernhart (qui ferait par contre une appartion dans ce film). Sheldon Lettich (Full Contact, Double Impact) est au scénario, mais aucun réalisateur n’est pour le moment annoncé. Toutefois, certains des acteurs de l’original pourraient faire la surprsie de revenir dans ce Bloodsport 5, très proche du thème de Kumite donc.

Enfin,  une nouvelle séquelle à Universal Soldier datant de 1992 serait en projet, avec ou sans Van Damme,  mais avec Dolph Lundgren, en quête de succès. Il faut rappeler que Van Damme a joué dans le très mauvais Universal Soldier 2 : Le Combat absolu. Donc, son retour à la franchise est très incertain.

 

 

 

 

Par mathius - Publié dans : NEWS
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Samedi 19 novembre 2005 6 19 /11 /Nov /2005 20:21

Dwayne Johnson alias The Rock est né le 2 Mai 1972 à Hayward, en Californie. Descendant d'une lignée de catcheurs professionnels (son père et son grand-père ont tous deux combattus sur les rings de la World Wrestling Federation), Dwayne Johnson se destine dès son plus jeune âge à une carrière sportive. Remarqué au lycée puis à l'université pour ses qualités de défenseur au football américain, il rejoint les rangs des Calgary Stampeders dans le championnat canadien de 1995. Mais, victime d'une blessure, il s'oriente finalement vers la discipline qui fera sa gloire : le catch.

Dwayne Johnson fait ses débuts sur le ring de la WWF en novembre 1996 sous le nom de Rocky Maivia et devient à 24 ans le plus jeune champion intercontinental. Après une absence consécutive à une blessure, il revient sous le nom de The Rock. Triple champion du monde, champion intercontinental et champion par équipe, il domine la discipline. Il devient même un personnage inévitable du petit écran, en multipliant, les publicités et petits rôles dans des séries comme(notamment un épisode de Star Trek : voyager et That's 70s show dans lequel il interprète son propre père, le catcheur Rocky Johnson. The Rock est alors une star dans son pays, mais bientôt, attiré par son charisme indubitable et surtout sa prestance, Hollywood, qui a besoin de nouveaux héros auquel le public puisse s’identifier depuis le départ des ténors des années 80 et 90,  appelle le catcheur au sommet de sa forme à la rescousse.

Ainsi, The Rock fait sa première apparition au cinéma dans Le Retour de la momie de Stephen Sommers. Aidé par un la publicité offerte par la fédération de catch, le film est un succès énorme. Les producteurs sont impressionnés par l’acteur et décident alors de lui offrir un spin off rien que pour lui. Il reprend alors le rôle du Roi Scorpion en 2002 dans le film du même nom. Mais le film de Chuck Russell ne vaut pas un Conan dont on peut assimiler l’entreprise. Du coup, même si The Rock fait ce qu’il peut pour montrer qu’il sait jouer et qu’on peut compter sur lui pour reprendre la relève de Schwarzy, ce film ne sera pas celui de se reconnaissance.

Produit par la WWE en 2004, le film suivant se veut un bon petit film délirant mariant la comédie et l’action, et The Rock s’y révèle irrésistible. Dans Bienvenue dans la jungle de Peter Berg où il a pour partenaire l’incorrigible Sean William Scott, The Rock devient explicitement le successeur d"Arnold Schwarzenegger dans le registre de l'action au détour d’une scène où il croise la légende. Tolérance Zéro de Kevin Bray qui sort la même année est un film plus carré où l’action prime. Toutefois, ce film, remake d’un film datant de 1973 Phil Karlson avec Joe Don Baker, inspirée par la vie et les exploits de Buford Pusser, shérif de McNeal County, dans le Tennessee, est traité avec suffisamment de sérieux et d’intelligence pour enfin constater que The Rock peut jouer dans plusieurs registre du genre, même si le trublion Johnny Knoxville n'est pas bien loin pour provoquer le délire. Mais The Rock, après Wrestlemania 20 quitte la WWE pour y repasser de temps en temps pour le bon souvenir. Sa carrière au cinéma qui est promise à plus d’éclat que celle de Hulk Hogan passe avant tout désormais.

En 2005, The Rock attaque en force. Et tous les films qui sortiront à partir de cette date seront ceux de sa suprématie. D’abord, il surprend en composant, plein d'autodérision, le rôle d’un garde du corps gay à la coiffure afro dans la comédie Be cool de F. Gary Gray, la suite de Get shorty avec John Travolta et Uma Thurman. Beau succès, le film annonce la couleur. Il entre enfin de plein pied dans le film d’action pur et dur où la castagne est le maître mot avec l’adaptation du jeu vidéo Doom. Proche de Predator dans le thème, le film est une petite surprise, The Rock n’étant un héros lisse, mais s’offre même un caractère bien ambigu qui fait vaciller l’histoire au final. Cela lui permet aussi de manier l'un des plus gros gun de l'histoire du cinéma ! Mais pas encore le film de la reconnaissance. Mais cela pourrait bientôt arriver au regard de ses nombreux projets rien que pour 2006.  

Tournage terminé et sortie prévue en 2006 pour Southland Tales de Richard Kelly, un thriller atypique de science-fiction, où The Rock a côtoyé  Sarah Michelle Gellar et de nouveau Sean William Scott. Un petit film risqué dont rien que l’histoire très alambiquée pourrait étonner ou décourager. Autre bonne nouvelle : Ride Along. Dans ce film de Roger Kumble, The Rock jouera un flic tenace qui tente de mettre fin à une relation amoureuse naissante entre sa soeur et un jeune enseignant. Quand on sait que l’enseignant fougueux est Ryan Rynolds, on peut parier au buddy movie d’action lorgnant vers la comédie. Il est annoncé au casting du prochain film de Phil Joanou (enfin !)  Gridiron Gang où The Rock entraînera au football américain les jeunes d'un centre de probation, une comédie dramatique basée sur un documentaire du même nom.

Autre projet dont The Rock débute le tournage : Spy Hunter d’un des maître du genre John Woo. The Rock sera un ancien pilote de chasseur F-15 reconverti dans l'espionnage et la traque de criminels au sein de la Spy hunter team, Alec Sects poursuit Daemon Curry, le président d'une organisation criminelle internationale connue sous le nom de Nostra International. De l’action jusqu’à ses retranchements. Peut-être le film qui fera de The Rock un star indispensable du genre et qui marquera le retour en forme de John Woo, un peu fatigué ces derniers temps. Enfin, Instant Karma de Paul Hernandez le verra jouer avec Mira Sorvina et Pierce Brosnan. L’année 2006 sera définitivement celle de The Rock !

Par mathius - Publié dans : PORTRAITS
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Samedi 19 novembre 2005 6 19 /11 /Nov /2005 16:49

Réalisé par Andrzej Bartkowiak.

Avec The Rock, Karl Urban, Rosamund Pike.

Sortie le 16 novembre 2005.

Une chose terrible est arrivée à la station de recherche scientifique Olduvai, basée sur la planète Mars. Toutes les expériences se sont arrêtées, la communication ne passe plus. Les derniers messages reçus sont pour le moins angoissants. Le niveau 5 de quarantaine est déclaré et les seules personnes auxquelles l'accès est autorisé sont les membres du commando des Rapid Response Tactical Squad (RRTS). Les scientifiques de cette station de la planète rouge ont malencontreusement ouvert une porte dans laquelle se sont engouffrées toutes les créatures de l'enfer. Une armée de créatures de cauchemars d'origine inconnue est tapie derrière chaque recoin des innombrables pièces et couloirs de la base, tuant les quelques rares humains encore présents

Adapté du jeu vidéo que tous les jeunes connaissent, Doom aurait pu sombrer dans les abysses de la nullité comme c’est souvent le cas dans ce genre de production. Pas ici, engager The Rock dans le rôle titre est donc un gage de qualité, peut-on dire. Dès lors, le film ne surprend pas, mais ne déçoit pas non plus. Dès le débarquement sur la planète Mars isolées des soldats, on sent un atmosphère proche d’un Predator (pour les militaires gros bras) mixé avec une ambiance très Alien (pour ce sentiment d’isolement où les hommes sont à la merci de l’ennemi invisible). Le film restant toutefois bien loin de la qualité de ses illustres prédécesseurs. Doom est donc plus proche d’Alien 2 dans sa mise en place. Le groupe se fait ensuite décimer les uns après les autres. Et avant de voir les monstres, les soldats se confrontent à des zombies, ce qui est désormais conventionnel à Hollywood. Rien d’original jusque là, sauf que l’on apprend bientôt que le héros, ce n’est pas The Rock, mais le très bon Karl Urban, moins athlétique mais qui a du répondant. En effet, The Rock, le chef de la bande, va finir par péter un boulon à la surprise générale, et c’est entre eux que tout va dégénérer bien que les monstres rôdent encore tout autour. Ensuite, une scène inspirée du jeu vidéo où l’on suit en caméra subjective le héros se pointe, à l’intérêt ludique certes, mais injustifié et au détriment du reste de l’histoire. Tant pis, un point un peu plus original. Sinon, ça castagne, ça mitraille dans tous les sens, les blagues pourries fusent, quelques belles scènes gores de décapitations de membres humains, ce qui donne un actioner bien typé année 80 en somme. Et ce genre de film, c’est toujours un plaisir vu la pénurie observée depuis les départs à la retraite des Sly et Schwarzy.

Note : 6,5/10.

 

Par mathius - Publié dans : CRITIQUES
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Jeudi 17 novembre 2005 4 17 /11 /Nov /2005 23:36

APRES DEUX ANS D'ABSENCE, LA CHARISMATIQUE CAMERON DIAZ REVIENT ENFIN AU CINEMA DANS IN HER SHOES DE CURTIS HANSON. DE SES DEBUTS COMME SIMPLE JOLIE BLONDE, CAMERON EST DEVENU 10 ANS APRES UNE GRANDE STAR QUI RESTE ENCORE DISCRETE. UN GRAND RETOUR ?

 

 

 

 

Cameron Diaz est née le 30 août 1972 d’une mère anglo-allemande et d'un père cubano-américain. Sacré mélange pour un caractère bien trempé qui est déjà fortement assumé dès ses débuts. Elle est repérée, à l'âge de 16 ans, par un représentant de l'agence Elite : elle devient dès lors mannequin. Elle pose alors pendant 5 ans pour toutes les grandes marques de renom, mais bien vite, elle sent qu’elle en a vite fait le tour. Elle décroche alors en 1994, il est vrai, du fait de son physique, le rôle de la sculpturale Tina Carlyle, copine du caïd de l’histoire, et qui va faire chavirer les mirettes de Stanley Ipkins alias The Mask joué par le génial Jim Carrey. Sa participation dans le film The Mask de Chuck Russell l’a fait donc remarquer. Elle est belle, et elle pourrait jouer les jolies filles de service. Mais, Cameron n’est pas aussi douce que son personnage dans le film. Tout au contraire, cette fille est déjantée. Pour le moment, elle n’a l’image que d’une bombe qui a marqué le mâle lamba dans la scène d’ouverture où elle se cambre en exposant sa poitrine comprimée dans une splendide robe rouge, mais elle va bien vite casser cette image en évitant d’exploiter le filon The Mask qui lui aurait sûrement apporter le succès plus rapidement, mais elle aurait été cantonné à un style de rôle qui ne lui correspond pas. Au lieu de suivre les sirènes hollywoodiennes, elle prend le chemin des films indépendants, et se forge une expérience solide. Cette fille est belle et surtout intelligente.

 

 

 

 

 

Le premier de cette petite liste de films indépendant est le très politiquement (in)correct L’ultime souper de Stacy Title sorti en 1995, l’histoire de 5 étudiants de gauche qui refont le monde autour de leur table, mais bientôt ils vont se mettre à inviter à leur table un à un des étrangers qu’ils rencontrent les uns les autres, et qui n’ont pas la même conception du monde qu’eux. D’où leur suppression nette et efficace. Les corps finissant dans un champ de tomate. De quoi vous faire rougir quand vous pensez à une tomate ! Film original basé sur un échange de dialogues argumentés, L’ultime souper pourrait être une pièce de théâtre (et l’a certainement été) tellement le jeu s’y prête. Cameron joue la jolie fille, mais commence à en imposer en faisant oublier la trop transparente Tina Carlyle. Moins connu et quasiment oublié dans sa filmographie, Meurtre à Tulsa avec Eric Stoltz et Petit meurtre entre nous avec Harvey Keitel sont des petites films financés sur la côte très indépendante des deux acteurs en tête d’affiche, des acteurs qui venaient d’être de nouveau reconnu grâce aux productions Tarentino. Les films très inspirés de cet univers n’en n’ont pas évidemment le calibre. Cameron joue pour les seules et uniques fois la jolie fille sans intérêt autre que de faire courir les héros masculins. Puis, Cameron devient le Bonny d’un Clyde du pauvre dans le très rural Feeling Minnesota en 1996. Elle devient Freddie, une jeune femme mariée de force à Sam Clayton joué par le balaise Vincent d’Onofrio, mais l’arrivée de Jacks (Keanu Reeves), le frère du marié, va réveiller les ardeurs perdues de la belle, et provoquer une vraie zizanie. A juger le film objectivement, on n’est pas en face d’un grand film, et les situations sont très tirées par les cheveux. Mais le couple Keanu Reeves-Cameron Diaz a quand même beaucoup de charme, et on ne s’explique pas toujours pourquoi le film nous est sympathique. Quoiqu’il en soit, la bonne idée est d’avoir commencé le film par Ring of Fire de Johnny Cash et de l’avoir fini par la même chanson interprétée par un autre génie Bob Dylan. Enfin, elle joue de sa beauté en devenant la peste glaciale qui fait chavirer les couples dans She's The One de l'acteur Edward Burns où s'illustra pour une des première fois au cinéma Jennifer Aniston. Belle prestation dans un bon petit film.

 

  

 

 

 

Les films indépendants lui permettent de soigner son jeu d’acteur. Elle était mannequin au départ, il ne faut pas l’oublier. Mai c’est en rentrant dans la cours des grands, donc en franchissant de nouveau les portes d’Hollywood qui Cameron va surprendre tout le monde et démontrer enfin la richesse de son talent. Cette fille est gaie. Elle a le comique dans le sang. Et c’est face à l’actrice la plus glamour du moment, Julia Roberts, qu’elle enfin avoir l’occasion de s’illustrer en dehors de son physique trop attractif. Dans Le mariage de mon meilleur ami de PJ Hogan en 1997, finit la bombe blonde, finit les regards suaves, la belle a décidé de se rhabiller avec les vêtement les moins chics qui soient pour interprète la petite fille bourge qui va épouser l’amour de jeunesse (Dermot Multoney) de Julianne (la grande Julia Roberts). Outre la scène où pousse la chansonnette I Say A Little Prayer, c’est bien la scène de karaoké où Cameron Diaz, toute timide et gênée, est poussée par sa rivale à chanter en public. C’est une catastrophe, mais elle acquiert finalement l’adhésion du public. Quant on sait comment Cameron s’est amusée à chanter comme un pied, on se dit que cette fille a vraiment la pêche, et qu’une soirée avec elle, ça doit remuer. Enorme succès, belle comédie romantique, Le mariage est un vrai bonheur remplis de grands sentiments, et Cameron fait presque de l’ombre à la belle Julia pourtant en pleine grâce. Cameron Diaz devient une star. Mais la suite est encore mieux. Un petit retour au film indépendant pour une prestation remarquée chez le britannique Danny Boyle où elle devient la compagne de Ewan McGregor dans Une vie moins ordinaire en 1997. Beau film aux qualités esthétiques bien pensées, le film est une déception pour les fans de Boyle car moins abouti que ses deux précédents films (Petit meurtre entre amis et Trainspotting). Mélange de genres (les anges s’opposent dans un film policier et romantique), l’histoire est parfois bancale, mais la prestation de Cameron en bourgeoise prétentieuse et sexy ravive la moindre impasse. Un bon film donc, et une actrice qui s’affirme.

 

 

 

 

 

En effet, 1998 est l’année de référence de la belle. Elle y trouve deux rôles forts et opposés dans deux monuments de l’humour, l’un à l’humour régressif et déjanté, l’autre à l’humour noir comme la mort. Les frères Farrelly, eux-mêmes, n’auraient certainement pas imaginé le potentiel de leur nouveau projet : Mary à tout prix. Ted (Ben Stiller), le loser, décide de retrouver son amour de jeunesse, la splendide Mary (Cameron Diaz). Il engage un détective privé, Pat Healy (Matt Dillon), pour la retrouver. Mais tout va se compliquer ! Belle brochette de dégénérés autour de la pétillante et souriante Mary. Cameron Diaz explose de charme à chaque plan, tout en se retenant à ne pas aller au-delà de son personnage. Car on le sent, elle aurait préférée faire partie de cette bande de looser plutôt que de se restreindre au rôle de la jolie Mary, mais elle s’y fait, et se défoulera entre les prises (voir le générique final. Le film qui fit de Cameron Diaz une icône. Sans oublier la mise en avant de Ben Stiller qui ne quittera plus les sommets depuis. Quant à Matt Dillon, dans son rôle le plus hilarant, elle deviendra à l’écran (pas longtemps) comme à la ville (un peu plus quand même) sa copine. Les Farrelly ne feront jamais mieux que ce film au rythme ininterrompu de sketches dans les plus drôles de l’histoire de la comédie.

 

 

Ensuite, Very Bad Things enfonce le clou. Cette fille est une déferlante d’énergie. Elle le prouve encore dans un rôle de teigne égoïste dans le « Vraiment Très Bon » film de Peter Berg. L’acteur réalisateur a un autre point commun avec les Farrelly, c’est qu’il n’a toujours pas fait mieux que ce film. Quelques jours avant son mariage, Kyle part avec ses amis enterrer sa vie de garçon. Mais un accident se produit et la prostituée engagée est tuée. Ils vont devoir cacher le corps. Et la future promise de Kyle ne va pas le lâcher. Outre la prestation déjantée de Cameron qui culmine jusqu’au plan final ravageur, il faut souligner la noirceur du jeu d’un Christian Slater qui, sans tous ses problèmes d’alcool et de drogue, était promis à une des plus belles carrière à Hollywood. En tout cas, dans ce film, il excelle de mystère. Mais il va trouver plus fort que lui : une femme, et pas n’importe laquelle, la belle Cameron. Rarement une comédie acerbe aura autant flirter avec la mort (faut voir comment chacun disparaît, du grand art). Cameron Diaz fait donc des choix judicieux en alternant les grandes comédies et les films moins grands publics mais tout aussi réussis. Cela va lui sourire encore longtemps.

 

Elle devient une épouse enlaidie et siphonnée pour Dans la peau de John Malkovich en 1999 de Spike Jonze, un film qui est tout autant frappa dingue, et apparaît dans un film encore plus déjanté Las Vegas Parano de Terry Gilliam au côté de Johnny Depp. La belle fait donc la rencontre d’auteurs, de génies du cinéma américain, et va ainsi pouvoir en approcher deux de plus prêt dans L’Enfer du dimanche, le film sur le football américain de Oliver Stone, pour lequel elle accepte de baisser son salaire qui montait depuis quelque temps. Au générique, un autre géant, peut être même le plus grand acteur de notre époque (avec Clint Eastwood bien sûr) : Al Pacino. Entraîneur d’un autre temps, Tony d’Amato va tomber sur une forte tête à la direction de son club : la fille de son boss. Prétentieuse mais avec les atouts qui le lui permettent, Cameron Diaz était l’actrice idéale pour ce rôle, et confirme sa polyvalence. Elle sait tout jouer. Et les femmes de poigne, elle les joue mieux que quiconque. Bien plus que du charme, ce film montre qu’elle a d’autant plus de charisme. Le film aussi. Oliver Stone mettra 5 ans avant de sortir un nouveau film. Mais Alexandre n’est pas aussi jouissif que son précédent.

Les années 2000 marquent encore cette double facette de l’actrice. Pour un film gros budget, elle tourne un petit film. Ainsi naît Ce que je sais d’elle d’un simple regard de Rodrigo Garcia où elle a la possibilité de jouer en face de la grande Glenn Close. Mais c’est surtout l’adaptation de Charlie et ses drôles de dames qui va marquer cette année 2000. Accompagnée de Lucy Liu et Drew Barrymore, elle devient une des drôles de dames d’après la série des années 70. Les critiques fusent cette fois dans le mauvais sens. Il faut dire qu’ils vont aller très loin. McG, le réalisateur, n’y va pas par quatre chemins et filme de manière nerveuse, saccadée, cumulant volontairement les poncifs, en digne successeur de Michael Bay, quoiqu’il pourrait presque lui donner le tournis. Ne pas aller chercher la moindre réalité ou le moindre scénario derrière cette production. Le but assumé est d’en mettre plein la vue, et le fun est le principal mot d’ordre. Nanar crispant ou réussite jouissive, à vous de voir. Je n’ai pas aimé au départ, puis j’ai vu la suite sortie en 2003 avec la même équipe qui m’a permis de revoir et d’apprécier ce film. Les anges se déchaînent est la prolongation du premier, tout en allant encore plus loin dans l’insensé (je dirais pour ma part, en améliorant les idées du premier). Cette confrontation contre la revenante Demi Moore est donc une belle réussite, un succès pas assez marqué pour annoncer avec conviction un 3ème épisode, mais si on entre dans le 20ème degré de McG, on a de quoi délirer. A noter la présence de Bill Murray dans le 1er qui n’a pas souhaité rempiler. Entre-temps, Cameron tourna dans Vérité apparente, un petite budget pas très apparent puisque sorti très confidentiellement en 2001.

 

 

 

En 2001, Cameron Diaz est une star, mais la jeune femme semble s’éloigner de plus en plus des plateaux. Elle ne s’offre qu’un second rôle dans le Vanilla Sky de Cameron Crow avec Tom Cruise. En femme obsédé par le beau gosse qui ira jusqu’au suicide par amour, Cameron fait peur.Le film a beau fait débattre, sa prestation est étonnante. Toujours un peu en retrait, elle devient la voix de la princesse Fiona dans le déjanté film d’animation Shrek. Grand succès qui lui permet même de se payer des vacances puisqu’elle touche jusqu’à 12 millions de dollars pour prêter à nouveau sa voix à la princesse Fiona dans la suite Shrek 2 en 2003. En 2002, elle est la tête d’affiche d’Allumeuses !, mais même si le film est entièrement dédié à la star qui se lâche avec ses copines Christina Applegate et Selma Blair, le film de Robert Kumble est un véritable nanar. Et Cameron Diaz en a fait peu comme cela. Encore que Charlie et ses drôles de dames passent suivant diverses visions (subjectives, il est vrai, mais moi j’aime), celui là retient difficilement l’attention. Mais le naufrage n’est pas consommé. Car Cameron reprend son rythme de forme avec Gang of New York se passant en 1863, dans le rôle d’une voleuse qui prend le cœur d’ Amsterdam Vallon joué par Leonardo Di Caprio, un film de Martin Scorcese de grande valeur qui mérite une redécouverte. Cameron, en brune, naturelle, et pleine de charme, atteint son objectif. Elle impressionne. Et quand c’est un auteur qui la filme, elle sort toujours une grande prestation.

 

   

 

 

Depuis 2003 et son dernier film comme actrice Charlie et ses drôles de dames : Les anges se déchaînent, Cameron a disparu des écrans pour n’apparaître que dans la presse people avec son cher et tendre Justin Timberlake avec qui elle vit une longue histoire d’amour depuis 2003. Elle anime aussi une émission intitulée Tripping sur MTV où elle découvre la nature. On est donc bien heureux de la revoir dans un film, surtout quand c’est le grand Curtis Hanson, qui la filme. In Her Shoes est donc une comédie légère, mais où Cameron a encore le moyen de montrer ses talents. Elle devient dans ce film une blonde nunuche qui sait à peine lire, mais qui grâce à son corps de rêve fait rêver tous les hommes et s’en sort toujours, tout le contraire de sa sœur, avocate, qui n’a pas cette chance. Le film est une belle comédie comédie douce amer, où Cameron fait preuve de son charme désarmant. La belle va d'ailleurs perséverer dans la comédie romantique intelligente car elle sera au casting du dernier film Holiday de Nancy Meyers, qui connaît le genre, avec Kate Winslet et Jack Black. Ca donne envie. C'est pas peu dire.

 

 

 

 

 

 

 

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Jeudi 17 novembre 2005 4 17 /11 /Nov /2005 23:09

Réalisé par Curtis Hanson.

Avec Cameon Diaz, Toni Collette, Shirley McLaine.

Sortie le 16 novembre 2005.

Maggie (Cameron Diaz) est convaincue que son seul atout dans la vie réside dans son art d'aimanter le sexe opposé. Dyslexique et certaine de n'avoir aucune aptitude intellectuelle, elle a toujours privilégié le maquillage aux livres. Sa principale qualité : savoir toujours dénicher la tenue idéale pour n'importe quelle occasion. Rose (Toni Collette) est en revanche une brillante avocate officiant dans un prestigieux cabinet de Philadelphie. Mais cette grande bosseuse a un point faible : son corps et ses incessantes variations de poids qui l'ont poussé depuis longtemps à renoncer à toute sorte de vie amoureuse. Son unique réconfort : les chaussures, car contrairement aux vêtements, elles lui vont toujours bien. Tout oppose les deux soeurs, dont l'unique point commun est la pointure. Après un violent clash, les deux soeurs vont peu à peu se rapprocher.

In Her Shoes n’est donc pas qu’une simple comédie romantique sympathique sans autre but que de divertir, mais bien ce que tout le monde appelle une comédie douce amer sur la vie de deux femmes, leurs relations avec les hommes, et leur lien familial plus fort que tout le reste. En effet, Cameron Diaz et Toni Collette jouent ces femmes que tout oppose, aussi bien physiquement (l’une est une bombe sexuelle, l’autre est complexée), qu’intellectuellement (l’une sait à peine lire, l’autre est une avocate), mais qui ont un lien complexe autre que celui d’avoir la même pointure : elles sont sœurs et meilleurs amies depuis toujours. Et même si ces deux filles ne se regarderaient même pas si elles se croisaient dans la rue étant des étrangères, ici, leur lien est très fort, mais les abus de l’un finissent pas avoir raison de la patience de l’autre qui a toujours veillé sur elle. La belle, renvoyée par la colère de sa sœur qui l’a surprise avec son mec, finit par retrouver par dépit une grand-mère qu’elle n’a jamais vue, et que son père lui cachait (étonnante Shirley McLaine). Finalement, le lien de famille va l’emporter, et l’effrontée va finir par mûrir en s’ouvrant dans un monde clos, un lieu où ne vivent que des retraités (d’où des scènes irrésistibles où les vieux pervers se mettent à reluquer une Cameron Diaz moulée dans un bikini qui lui va à ravir). Pendant que l’autre découvre enfin l’amour. Mais attention, le film est intelligent, et touche des émotions fragiles sur les liens qui unissent ou détruisent une famille. Heureusement, tout se finit bien : les deux sœurs se retrouvent. Dans le rôle de la nunuche blonde au grand cœur, Cameron Diaz est tout simplement fabuleuse, on peut presque dire qu’elle tient pour le moment son meilleur rôle, chacune de ses moues, chacun de ses sourires, sont attachants et désarmants.  Dans le rôle de sa sœur, Toni Collette n’étonne pas car on connaît son talent, mais elle tient sans problème la tête haute devant la charismatique Cameron Diaz. Quant à la réalisation, il suffit d’un auteur pour emballer avec justesse tout ce panel de sentiments. Curtis Hanson sait donc tout faire, les thrillers, les polars, les drames, et mêmes les comédies légères, mais tant que ça finalement.

Note : 8/10. 

 

Par mathius - Publié dans : CRITIQUES
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